Ceci est bien un essai

Ah, oui vraiment Alain Timar nous a déjà surpris avec son Rhinocéros coréen

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes aux gauches européennes

Les alliés européens du parti de la gauche radicale grecque, Syriza,  ont fêté  sa victoire éclatante aux législatives dimanche 25 janvier.

Les 9,8 millions d’électeurs grecs ont massivement accordé leur confiance au  parti anti-austérité qui remporte 149 sièges sur 300 au Parlement. Son chef, Alexis Tsipras,  devenu Premier ministre, a prêté serment le 26 janvier, affirmant son désir de « servir toujours la Grèce et l’intérêt du peuple grec« .

A 40 ans, le chef du gouvernement n’est pas un nouveau venu sur la scène politique : en 2012, Libération retraçait son itinéraire depuis ses débuts en 1999 comme secrétaire de la jeunesse du futur Syriza.

En Europe, les partisans de la gauche de la gauche se sont emparé du triomphe grec, espérant pareil scénario dans leur propre pays.

L’Espagne veut y croire.

Podemos, avec à sa tête, Pablo Iglesias, entend suivre l’exemple grec et redouble d’énergie  pour les élections générales de la fin de l’année.

Les gauches se mobilisent en France.

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Grèce : nette victoire de Syriza

 

Les Grecs ont donné hier une victoire claire au parti de gauche radicale Syriza, pour « écrire l’histoire » en « laissant l’austérité derrière [eux] », a affirmé Alexis Tsipras, premier dirigeant européen élu sur le rejet explicite des politiques drastiques imposées par l’Union européenne (UE).

Syriza a manqué de 2 sièges les 151 qui lui auraient permis d’avoir la majorité absolue et « les mains libres », comme l’avait dit M. Tsipras. Mais il devrait pouvoir aisément trouver des appuis parmi les 13 députés du parti souverainiste des Grecs indépendants, ou des 17 de la Rivière, nouveau venu de centre gauche.

« Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka », a lancé M. Tsipras, évoquant les experts de la Banque centrale européenne, de l’UE et du Fonds monétaire international, qui dictent à la Grèce une politique d’austérité qui a très durement frappé les classes moyennes et populaires depuis quatre ans.

Alexis Tsipras a axé sa campagne sur une réduction de la gigantesque dette (300 milliards d’euros et 175 % du PIB) de la Grèce et sur la possibilité d’augmenter le salaire minimal de 580 euros à 751 euros, ou de supprimer certains impôts, contre l’avis de la troïka.

La victoire a été saluée par une explosion de joie de milliers de supporteurs venus de toute l’Europe au point de ralliement de Syriza, une tente dressée dans le centre d’Athènes.

 

Le succès de Syriza a fait naître l’espoir chez les partis de gauche radicale européens. Pablo Iglesias, le dirigeant de Podemos en Espagne, s’est réjoui que les Grecs aient désormais « un véritable président et non plus un délégué d’Angela Merkel » (la chancelière allemande). En France, le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a évoqué « une lame de fond », « une page nouvelle pour l’Europe ».